soldat allemand 1945

Toujours est-il que, selon l’abbé Deriès, les conditions de vie s’améliorent dès octobre 1945. Dans la mesure où l’on ne peut admettre la réalité d’une telle productivité, on en déduit que les chiffres du Quai d’Orsay sont erronés, voire fantaisistes. Faut-il y voir une illustration de la « rectitude allemande » ? (…) Une autre fois, sur la passerelle, à la hauteur des Sables d’Olones, j’avais à mes côtés, le chef-pilote allemand, excellent navigateur, toujours en tenue, portant ostensiblement sa croix de fer sur la poitrine. Ces camps, où est donc hébergée la majeure partie des PG de la région, ont la particularité d’être soumis à la fois à l’autorité militaire et à l’administration civile des Houillères nationales. (...) Cependant, il semble qu'ils aient travaillé 12 heures par jour, avec un seul dimanche de repos par mois. Du reste, au vu de la réaction du directeur des mines du Nord-Pas-de-Calais, les autorités civiles semblent peu informées des agissements de la Légion étrangère. L’essentiel du déminage est achevé dans le courant de l’année 1946, ce qui explique la baisse régulière des effectifs jusqu’à la fin de l’année 1947. Un événement susceptible d’entacher l’histoire de la France libérée, de fournir aux Allemands le statut de victimes, de raviver certains antagonismes et de donner à la guerre un souvenir plus équivoque, tel que celui constitué par la détention des PGA en France, constituait, par conséquent, un souvenir embarrassant et de fait, à moduler. Les autorités françaises n’envisagent alors de faire travailler ces prisonniers qu’à des « travaux intéressant l’effort de guerre commun et non [à] des emplois purement français »[41]. Ces derniers percevront désormais la même rémunération que les travailleurs français. Dir. Dans le cas contraire, les rapports de police déposés aux archives n’auraient pas manqué de le signaler. Le traitement historiographique de ce sujet constitue un paradoxe : malgré la complexité du sujet et son importance historique, celui-ci a relativement été peu étudié en France. Archives départementales du Nord (Lille) (archive citée Grégory Philippe), Côte 85W49736/4, Note du préfet du Nord aux sous-préfets et aux commandants centraux de Lille Roubaix Tourcoing et au commandant de Police d'Armentières, 14 janvier 1946. On ne compte plus que 1 420 000 travailleurs étrangers en France au 1er janvier 1945 : ils étaient 3 millions avant guerre[58]. Qui plus est, l’absence des prisonniers de guerre français et des déportés s’est fait durement sentir[57]. Archives nationales contemporaines de Fontainebleau (archive citée par Grégory Philippe), 770810/2, note du ministre du Travail, non datée (probablement mai ou juin 1945). Le montant du dédommagement dépend de la durée de détention au-delà du 1er janvier 1047[493]. Si, sur le terrain, la situation ne s’améliore bien évidemment pas du jour au lendemain, au moins les autorités publiques prennent-elles conscience que ces prisonniers sont plus qu’un enjeu économique. Ils contribueront ainsi probablement à soutenir l’économie. Comme évoqué précédemment, si la situation politique de la France se stabilise à la Libération, l’équilibre n’en demeure pas moins précaire du fait de l’opposition entre communistes et gaullistes. Archives départementales du Nord (Lille) (archive citée Grégory Philippe), 27W38361/1, courrier du délégué départemental adjoint au délégué départemental de Lille (ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme), 12 novembre 1945. Il est vrai que l’Allemagne de l’Ouest fait alors face à un gigantesque défi économique, social et démographique : gérer l’afflux de « 9 millions d’expulsés, de réfugiés de la zone soviétique d’occupation, d’étrangers apatrides et de réfugiés politiques auxquels la république fédérale avait conféré le droit d’asile. Des différences significatives existent au début de l’année 1946 entre les chiffres cités dans les instructions officielles et les chiffres réels : 1665 officiers doivent être affectés à la garde de PG d’après les instructions officielles, mais 1 376 le sont en réalité (dont 731 de réserves) ; 5 844 sous-officiers sont réellement présents au lieu de 6 009 annoncés (dont 2 000 de réserve) et surtout 13 638 soldats au lieu des 29 631 annoncés[195]. Quelquefois même, les PG entretiennent des relations avec des Françaises, ce qui ne manque pas de susciter le très vif émoi de certains citoyens français[133]. L’importante correspondance entre le Comité international de la Croix-Rouge et les autorités françaises cette année-là avait ainsi pour objet la transmission d’avis de recherches ainsi que le recueil et la communication des plaintes et doléances d’anciens prisonniers de guerre allemands rentrés en Allemagne. Moscou défend néanmoins au PCF (Parti communiste français) de s’emparer du pouvoir : l’URSS voit alors en de Gaulle un opposant potentiel aux Anglo-saxons. Ainsi, Théo Kirtz, prisonnier de guerre affecté à la construction d’une route, avec quelques autres camarades, dans une petite commune bretonne, prisonnier qui se dit lui-même « adopté » par tout le monde, prend peur lorsqu’il est question de les réaffecter, au moment de la redéfinition des priorités économiques. Le Général Lee avait pour fonction de prendre en charge une partie de l’intendance. Face à cela, le ministre du travail répond que l’indemnité « ne saurait en aucune façon être assimilée à un impôt. Dans les faits, de Gaulle, las des querelles politiques et de l’instabilité du parlementarisme, ne se fait pas le chantre d’un nouvel autoritarisme, il souhaite simplement transcender querelles et clivages politiques dans un cadre démocratique en rassemblant tous les Français. Top subscription boxes – right to your door, © 1996-2020, Amazon.com, Inc. or its affiliates. À première vue, il semble qu’un tiers du personnel adulte, seulement, est en état d’effectuer quelque travail utile. Le nombre de signataires fut en conséquence très élevé. Peut-être les Américains n’ont-ils pas encore sérieusement pris la mesure de la catastrophe sanitaire, dont ils sont en partie responsables. Les autorités se sont ainsi intéressées à la possibilité de proposer aux prisonniers de guerre à peine libérés par les Britanniques de devenir travailleurs libres en France[438]. Ainsi, certains commandos, de par leur nature, forçaient l’entente franco-allemande. ». Mais la dénazification ne se limitait pas à son seul volet pédagogique : les autorités alliées continuaient en effet à rechercher les criminels de guerre, et cela jusque dans les rangs des anciens soldats mis au travail en France. Quant aux travaux spécialisés sur le sujet, ils sont si peu nombreux qu’il est aisé de les répertorier. À l’heure où les revendications indépendantistes laissent présager des interventions armées dans certaines colonies et en premier lieu, en Indochine, il n’est, somme toute, pas surprenant que la Légion étrangère s’intéresse aux anciens soldats de la Wehrmacht ou aux SS, souvent aguerris, détenus dans les camps français. Les conditions de vies y sont très difficiles comme en témoigne cet ancien PG, Eugen Idler : « Il n’y avait rien à manger, très peu d’eau et il pleuvait. Archives départementales du Nord (Lille) (archive citée Grégory Philippe), 57W43537/22, courrier du ministre du Travail aux commissaires de la République et directeurs régionaux et départementaux du Travail et de la main-d'œuvre, 2 août 1945. Ainsi, et aussi paradoxal que cela puisse paraître, il n’était pas rare qu’un certain nombre de prisonniers jouissent d’une certaine liberté, et ce dès 1945. Bientôt on est adoptés partout ». « L’état physique du personnel PG que nous ont passé les Américains est plutôt mauvais dans l’ensemble. Something went wrong. Mes années comme prisonnier dans le pays voisin sont le début de l’amitié avec notre ennemi héréditaire, amitié qui persiste jusqu’à aujourd’hui et qui resserre les liens amicaux [par-delà] notre génération »[487]. Dans cette campagne de presse, il est par ailleurs à souligner l’implication d’un informateur pour le moins inattendu : le général Buisson. Archives nationales contemporaines de Fontainebleau, 770810/2, note du ministre du Travail, non datée (probablement mai ou juin 1945). Archives nationales contemporaines de Fontainebleau (archive citée par Grégory Philippe), 770810/2, courrier du directeur général de la Direction Générale des Prisonniers de Guerre au chef d’État-major de l’armée, 8 mars 1946. On prévoyait un bénéfice de plus de 8 milliards de francs pour 1946. Sur la question des effectifs, le ministre du travail répond d’ailleurs à son collègue de la Reconstruction ce qui suit : « A ce sujet, je crois devoir m'étonner que ces travaux [de déminage] ne soient pas terminés depuis longtemps alors que je vous ai à plusieurs reprises, demandé de veiller à l'utilisation intégrale et rationnelle des effectifs qui étaient à votre disposition. Ce ministère fédéral est donc crée pour succéder au « centre des prisonniers allemands et rapatriés des Ländes de l’Allemagne occidentale » en 1949. Rien ne s’ensuivit. D’un certain point de vue, on peut faire le parallèle avec le retour des prisonniers français en 1945 : la France pouvait leur sembler indifférente, voire méprisante à leur égard. Comme le souligne Régine Robin, « Le passé n’est pas effacé par l’amnistie, il est simplement hors d’atteinte pour le commun des mortels et n’a plus d’existence officielle ». Lorsque la Libération advient enfin en septembre 1944, le général Boisseau applique ses méthodes de gestion en métropole : le Service des Prisonniers de Guerre (SPG) prend ses quartiers à Paris. Dans les faits, les autorités françaises ont conclu un accord relatif aux libérations des PGA avec les Américains le 12 mars 1947. Dès lors, les autorités entrent dans une logique de séduction. En octobre 1945, le général Patton assuma le contrôle de la 15e Armée, une armée de papier, en Allemagne occupée. Figurant au nombre des pays d’Europe occidentale les plus durement éprouvés, le bilan de la guerre est, dans ce pays, particulièrement lourd. Il est enfin à noter que les régions Alsace et Lorraine sont soumises à un régime spécial pour ce qui est de cette politique d’introduction familiale mais aussi pour ce qui est du placement de travailleurs libres. D’après l’armée, on ne dénombre pas moins de 53 160 tentatives d’évasion au cours du second semestre 1945 et du premier semestre 1946 : rapporté à une population de plusieurs centaines de milliers d’hommes, ce chiffre est considérable[199]. Archives nationales contemporaines de Fontainebleau (archive citée par Grégory Philippe), Côte 770623/86, Courrier du Ministère de la Santé publique et de la Population au directeur de la Main-d’œuvre (Ministère du Travail), 20 février 1948. C’est peut-être d’ailleurs précisément là la raison pour laquelle la France demande à obtenir le plus de prisonniers possibles le plus rapidement possible : les autorités envisagent peut-être déjà une éventuelle future suspension provoquée par les critiques de l’opinion internationale. Mais, il n’y avait qu’une cuisine et Français et Allemands mangeaient donc exactement la même chose, commandant compris. Archives nationales contemporaines de Fontainebleau (archive citée par Grégory Philippe), 770623/89, courrier du ministère de l’Industrie au ministère du Travail, 16 mai 1945. Archives nationales contemporaines de Fontainebleau (archive citée par Grégory Philippe), Côte 770623/86, Note du ministère des affaires étrangères, « Télégramme de Londres (M. Dondelinger) », 24 juin 1947. Elles comprennent qu’il en va de l’intérêt national de traiter au mieux ces prisonniers : l’image internationale de la nouvelle France en dépend. Au matin du 23 décembre – soit préalablement à la conférence –, les représentants français se concertent ; il s’agit de déterminer les besoins et les capacités d’accueil de la France. En outre, dès janvier, les alliés proposent de livrer de nouveaux prisonniers en plus des 30 000 premiers demandés par la France (jusqu’à 70 000 hommes sont proposés[42]). Néanmoins, cette suspicion qui caractérise encore en 1946 les points de vue des services de renseignement, de l’armée et de la police peut se comprendre aisément vis-à-vis de ceux qui étaient, il y a encore peu, des ennemis. Rappelons que toutes les autres nationalités ont déjà été libérées par les autorités françaises. Archives nationales contemporaines de Fontainebleau (archive citée par Grégory Philippe), Côte 770623/85, Courrier du ministre des forces armées au ministre du Travail, « Situation de la main-d’œuvre prisonnière au 1/10/45 », 14 octobre 1948.

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